Dois-je installer une entrée d’air sur ma fenêtre ?

entrée d'air

Vous avez choisi des fenêtres présentant de bonnes performances en matière d’isolation thermique et phonique. Mais, qu’en est-il de leur système d’aération ? Il est tout aussi important et pourtant il est souvent négligé. Pour en comprendre la nécessité et choisir le modèle adéquat, voici quelques explications.

Conseil n°1 : Comprendre l’intérêt d’une bonne ventilation.

Vous devez renouveler régulièrement l’air intérieur de votre habitation. Humidité, toxines, COV, allergènes, gaz de combustion s’y accumulent et doivent être expulsés. L’air qui entre dans les pièces sèches (séjour, chambres, salon) va circuler dans le logement et l’évacuer dans les pièces humides (cuisine, salle de bain, toilette). Cela évite la condensation, la moisissure et autre désagrément. Par ailleurs, il faut savoir que l’air humide est bien plus difficile à chauffer.

Une bonne Qualité de l’Air Intérieur (QAI) est donc indispensable à votre confort, mais aussi à votre sécurité.

Conseil n°2 : Savoir que la ventilation est obligatoire.

Depuis un arrêté de 1969, la ventilation générale et permanente d’une habitation est obligatoire. Ouvrir ses fenêtres ne suffit pas à ventiler ses pièces. Bien entendu, aérer votre logement est important, mais c’est plus facile de le faire en été qu’en hiver. Et qu’en est-il pendant vos vacances ?

Plusieurs solutions existent :

  • La ventilation mécanique contrôlée ou VMC est un système électrique qui renouvelle en permanence l’air intérieur de votre logement. Elle est à simple ou double flux, est hygroréglable ou automatique.
  • La ventilation par tirage naturel peut se faire grâce à des grilles d’aération (ou entrées d’air) installées sur vos fenêtres.

Conseil n°3 : Envisager une fenêtre équipée d’une entrée d’air.

Les nouvelles fenêtres, qu’elles soient en PVC, en bois ou en aluminium sont devenues très isolantes. Ne pas y aménager des entrées d’air (si vous n’avez pas de VMC) risque de rendre votre logement trop « étanche ». Vous pouvez en installer sur vos fenêtres existantes ou bien en commander de nouvelles déjà tout équipées.

Conseil n°4 : Connaître les différents types de modèles.

Vous trouverez sur le marché quatre catégories d’entrée d’air :

  • La fixe est la plus courante.
  • Une commande permettant de régler le débit de l’air équipe l’entrée d’air réglable.
  • L’entrée d’air autoréglable adapte son débit d’air en fonction de la vitesse du vent.
  • L’hygroréglable le module en fonction du taux d’humidité de l’air.

Conseil n°5 : Distinguer les seuils de débit d’air.

Il existe des seuils de débit d’air à respecter. Ils sont définis par la norme NF DTU 68.3 de 2012. L’entrée d’air doit être adaptée au volume du logement, au type de chauffage et à la nature de la pièce (humide ou sèche). Les aérateurs sont classés en fonction de leur débit en mètres cubes par heure (m3/h) mesuré sous une pression de 20 Pascal (Pa). Vous trouverez ainsi des grilles proposant du 16, 22, 30 ou 45 m3/h.

Conseil n°6 : Mesurer l’isolation acoustique de son entrée d’air.

Un indice d’affaiblissement acoustique pondéré ou Dnew(Ctr) exprimé en décibels la mesure. Le plus courant est de 34 dB, mais vous en trouverez jusqu’à 47 dB.

À noter : équipez d’une moustiquaire et d’une façade pare-pluie votre nouvelle entrée d’air. Vous risquez sinon d’avoir des surprises ! Ne négligez pas ces deux points.